Les associations éducatives complémentaires de l’école publique issues de l’Éducation Populaire jouent souvent un rôle très important. C’est précisément le cas des CEMEA qui apparaissent comme une force de propositions permanente autour de thématiques telles que la Refondation de l’École.

Aujourd’hui, le mouvement revendique l’affirmation d’une dynamique de co-éducation dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires au sein des territoires. C’est la raison pour laquelle les CEMÉA se mobilisent fortement autour du rapprochement des différents acteurs éducatifs. En outre, leur inscription dans le champ scolaire et « post-scolaire » se définit également par les multiples interventions auprès des jeunes, autant de manière préventive au cours de leur scolarité, que lorsque ces derniers ont rompu auparavant avec l’école.

Ainsi, que ce soit dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité, de l’accompagnement éducatif, des dispositifs-relais, ou des actions de formation pré-qualifiantes telles que les Écoles de la 2e Chance, les CEMÉA présentent une réelle expertise en matière de prise en charge des difficultés relatives au « métier d’élève » et à l’insertion socio-professionnelle. En ce sens, l’action complémentaire de l’école peut se définir comme une modalité alternative face aux difficultés de traitement institutionnel.

Jean-Luc Cazaillon (directeur général des CEMÉA)

Intervention

 

André Sirota (président des CEMÉA)

Intervention

Article (extrait)

Deux mots sont d’usage fréquent, dans le monde de l’éducation notamment. On aimerait qu’ils prennent rang de concept et qu’à cette fin, ils acquièrent la propriété de rendre compte de la réalité et d’un ordre explicatif de celle-ci, afin que l’on puisse ensuite la transformer. Les colloques se succèdent et comprennent l’un ou l’autre de ces mots dans leur titre. Toutefois, un mot trop usité perd vite de sa force d’évocation et de mobilisation des débuts de son usage. Les mots dont il est ici question, qui se vident peu à peu de sens, ne peuvent continuer longtemps à susciter la patiente attention dont les jeunes ont le plus grand besoin pour sortir des impasses où ils savent se laisser oublier, tout en se rappelant périodiquement à notre conscience par des actes extrêmes. Vous avez dit décrochage scolaire et décrocheurs ?
Lire l’intégralité de l’article « Accroche-décroche », in CEMÉA, VEN, n° 556, À propos du décrochage scolaire, octobre 2014, p. 20-29

  • Sirota A., « Le sentiment social : conditions d’émergence et de développement », in Villeneuve J.-L. (coord.), École – Formation – Territoires : Faire société ?, actes du colloque, Paris, Le Manuscrit, 2013, p. 45-68
  • Lainé T., « L’agir », in Vie sociale et traitements, n° 93, Activités et médiations, 2007, p. 14-25
  • Michel J.-M. (dir.), Passeurs d’avenir. Les CEMÉA, un mouvement d’éducation face aux défis du XXe siècle, Arles, Actes Sud, 1996, 465 p.
  • Dhume F., « L’école et les autres. Rompre avec les faux-semblants institutionnels », in CEMÉA, VEN, n° 513, Des partenaires pour l’école, février 2004, p. 31-34